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LES RECHERCHES AGRONOMIQUES À L'UNIBAND
"La base de la production végétale". Prof.NDONA KAYAMBA ROGER 02/01/2017
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LE MAIS
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201601NRA

L’effet de différents écartements et techniques

culturales sur le rendement du maïs

 

Roger Ndona Kayamba1Bienvenue Munzenze2, Zachary Lufwa2

1- Department of Applied Plant Sciences and Plant Biotechnology, Institute of Horticulture and Viticulture,

   University of Natural Resources and Life Sciences Vienna (BOKU), Gregor Mendel Strasse 33, A-1180 

   Vienna, Austria

- Faculté des Sciences Agronomiques, Département des Sciences de la Nature et de la Vie, Option Phytotechnie,    

  Université de Bandundu (UNIBAND), avenue de l’Université n° 1, B.P. 548 Bandundu, République

  Démocratique du Congo

- Faculté des Sciences Agronomiques, Option Phytotechnie, Université de Kikwit (UNIKIK), Avenue de

  l'Université N° 4 Place de l'Athénée, B.P. 76 Kikwit, République Démocratique du Congo

 

2Sciences agronomiques et vétérinaires, Orientation Phytotechnie et Défenses des Cultures, Option Technique, Institut Supérieur Pédagogique de Kikwit, B.P. 258, Kikwit, République Démocratique du Congo

 

RESUME


Il existe plusieurs modes de conduite des cultures de maïs en ce qui concerne les écartements entre et dans les lignes, entre autre, la plantation en lignes rapprochées et la plantation en lignes jumelées. Les lignes jumelées est une modification relativement récente des lignes rapprochées. Le maïs en lignes jumelées a attiré l’attention dernièrement comme façon de potentiellement profiter des avantages des lignes rapprochées sans autres dépenses de machinerie que le semoir. Cet article a pour objectif de comparer trois techniques culturales à savoir premièrement, la plantation en lignes jumelées espacées de 30 cm, disposées en quinconce (40 cm) avec un écartement de 75 cm entre les lignes (V1), deuxièmement, la plantation en lignes simples de 75 cm entre les lignes et 30 cm entre les poquets (V2) et troisièmement, la plantation en lignes simples de 75 cm entre les lignes et 50 cm entre les poquets (V3). L’essai a été installé dans l’enceinte de l’ITAV Kikwit sur un sol profond, sablo argileux de pH 5.5 et sur le maïs de la variété Quality Protein Mays (QPM), Mudishi 3. Le nombre d’épis par pieds, le poids des épis secs, le nombre de rangées par épis, le nombre des grains par épis et le rendement ont  été mesurés. Le dispositif expérimental adopté était celui en blocs complets randomisés. L’analyse statistique était faite avec le logiciel SPSS. Le traitement V1 a donné le meilleur rendement (7.997 kg/ha et 259.07 g/épis sec) suivi de V2 (7.261 kg/ha et 224.5 g/épis sec) et de V3 (4.541 kg/ha et 212.00 g/épis sec). Le traitement V3 a donné les épis plus longs (12.950 cm) suivi de V1 (11.433 cm) et V2 (10.767 cm). Les rangées par épis, le nombre d’épis par plant et le nombre des grains par épis sont les mêmes.

Mots clés : Maïs QPM Mudishi 3, Lignes jumelées, Technique culturale.

Abstract 

There are several ways of conducting maize crops concerning the spacing between and within the lines, beside the growing in close lines and the sowing in twin row. Twin row are a relatively recent modification of close lines. Maize in twin row has drawn attention lately as a way of potentially taking advantage of the benefits of close lines without expenses of machinery, except the sowing machine.

This article aims at comparing three cultural techniques: First, the sowing in twin row with 30 cm spacing, placed in alternate rows (40 cm) with a 75cm spacing between lines (V1), secondly, the sowing in simple lines of 75 cm between lines and 30 cm between the seed holes (V2), and thirdly, the plantation in simple lines of 75 cm between the lines et 50 cm between the seed holes (V3). The test has been installed in the enclosure of the ITAV Kikwit on a deep soil, with sand and clay of pH 5.5 and on the maize of the Qality Protein Mays variety (QPM), Mudishi3. The number of cobs per crop, the weight of the dry cobs, the number of the raws per cob, the number of seeds per cob and the results have been measured. The experimental device adopted was that in complete randomized blocs. The statistical analysis was done with the SPSS software. The treatment V1 has given the best result (7.997 kg/ha and 259.07 g/dry cob) followed by V2 (7.261 kg/ha and 224.5 g/ dry cob) and V3 (4.541 kg/ha and 212.00 g/dry cob).

The treatment V3 has produced longer cobs (12.950 cm) followed by V1 (11.433 cm) and V2 (10.767 cm). The raw per cobs, the number of cobs per plant and the number of grains per cob are the same. 

Key words: Maize QPM Mudishi 3, twinned lines, cultural technique


INTRODUCTION

Beaucoup de recherches montrent que le maïs planté avec un espacement de 40 cm entre les poquets et 75 cm entre les lignes offre un rendement optimum (RAEMAEKERS, 2001). Ce rendement par plante est d’autant plus grand que si la distance entre poquets devient de plus en plus grande, ce qui réduit la productivité par unité de surface. Dans une configuration de lignes jumelées, le maïs est semé en rangs en paires, généralement espacés de 18 ou 20 cm, et 75 cm de centre à centre. Ce système offre un espacement plus uniforme des plantes, semblable aux maïs en rangs rapprochés, mais permet au producteur de récolter mécaniquement pour les rangs de 75 cm.

La distance minimum entre les plantes dans un système à lignes jumelées est plus grande que dans les rangs de 50 cm mais moins que dans les rangs de 40 cm au même peuplement. Conséquemment, si la maximisation de l’espace entre les plantes est importante en matière de rendements, on s’attendrait à ce que les lignes jumelées offrent une performance légèrement supérieure aux lignes de 50cm mais pas tout à fait aussi bonne que les lignes de 40 cm. En étudiant les effets des lignes jumelées sur la croissance et les rendements du maïs. Tous les avantages d’un système à lignes jumelées devraient être réalisés dans une mesure semblable ou plus grande en lignes de 40 cm. Des recherches ont déjà été effectuées en plein champ, comparant les rendements en lignes jumelées et lignes de 75 cm. La plupart des études de comparaisons en paires sur plusieurs sites n’ont montré aucun avantage de rendements global des lignes jumelées sur les lignes de 75 cm (SORENSEN et al. 2006).

MATERIELS ET METHODES

L’essai a été installé en plein champ, préalablement fertilisé au Mucuna prieriens, dans l’enceinte de l’ITAV Kikwit sur un sol profond, sablo-argileux de pH 5.5. Une espèce végétale, le maïs (variété QPM (Mudishi 3)) a été testée. 

Trois techniques culturales à savoir premièrement, la plantation en lignes jumelées espacées de 30 cm, disposées en quinconce (40 cm) avec un écartement de 75 cm entre les lignes (V1), deuxièmement, la plantation en lignes simples de 75 cm entre les lignes et 30 cm entre les poquets (V2) et troisièmement, la plantation en lignes simples de 75 cm entre les lignes et 50 cm entre les poquets (V3) (figure 1) ont été installées suivant un dispositif en blocs complets randomisés. Elles ont été organisées en 3 blocs de 5 m x 14 m deux à deux séparés de 2 m. Une graine par poquet a été mise en place. Chaque parcelle élémentaire était formée de 30 plants. Les mesures étaient effectuées sur les 15 plants du milieu uniquement pour éviter les effets de bordure.

L’essai a été conduit jusqu’à la récolte des épis. Les mesures ont porté sur le nombre des rangées des grains par épi, le nombre d’épis par plant, le poids d’épis sec, la longueur d’épi, les nombre des grains par épi et le  rendement final. Les résultats obtenus ont fait l’objet d’une analyse de la variance à trois répétitions correspondant aux trois types d’écartement à l’aide du logiciel SPSS 20. Les moyennes étaient comparées deux à deux à l’aide du test de Tuckey, (Figure 1).

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Figure 1 : les trois types d’écartement, V2, V3 et V1.

 

RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau 1 : Comparaison des moyennes (test de Tuckey)

Ecartement

(cm)

Rangée

par épi

Epis par plants

Poids/épis sec

(g)

Longueur d’épi

(cm)

Grains par épi

Rendement final par écartement (kg/ha)

(V1)

11,40a

1,07a

259,07a

11,433b

197,00a

7.997a

(V2)

12,40a

1,10a

224,50b

10,767c

177,23a

7.261b

(V3)

12,57a

1,17a

212,00c

12,950a

180,10a

4.541c

(a), (b), (c) : Les moyennes de la même colonne suivies de la même lettre ne sont pas significativement

       différentes entre elles au seuil de 5%

 

Un effet «écartement» hautement significatif (5 %) a été détecté sur le rendement, la longueur des épis et le poids moyen des épis secs. Le rendement final est plus élevé pour les écartements (V1) et (V2).  Il est plus faible pour la (V3)  (Tableau 1). Le nombre des rangs de grains est similaire pour tous les trois écartements (Tableau 1). Le nombre total d’épis par plant également ne varie pas selon les écartements. Les variantes (V1), (V2) et (V3),  étant statistiquement non significatives avec respectivement 1,17, 1,10 et 1,07 épis par plant. Semblablement, le tableau 1 sur la moyenne des grains par épis donne le même résultat. Il se dégage un effet statistique analogue sur la parcelle semée aux écartements de 30 cm x 75 cm en lignes simples suivie de celle aux écartements de 50 cm x 75 cm en lignes simples également ainsi que les écartements de 30 cm x 75 cm en lignes jumelées disposées en quinconce. Concernant le poids moyen des épis secs, il s’est avéré qu’il est le plus élevé pour  les écartements en paires (V1) et le plus faible pour (V3). Les écartements simples (V2) ont donné une valeur intermédiaire (224,50 g) jugée comparable à celle de (V3), (Tableau 1). D’après ces résultats, il apparaît que le rendement pour  les écartements 50 cm x 75 cm (V3), qui sont relativement adapté par rapport aux deux autres écartements n’ont pas montré ses capacités de productivité comparativement aux lignes jumelées. En 2006, LEE soutient que des  résultats  semblables  ont  été observés  dans  les  études  universitaires. Ceci est peut-être fonction de la demande atmosphérique devenue vraisemblablement importante et que les réserves en eau facilement utilisables du sol se sont avérées limitées, les plantes ayant été largement écartées les unes des autres. Cela pourrait être expliqué par le fait que le maïs a un système radiculaire à développement latéral important lui permettant d’atteindre les bulbes de sol humide formés par l’arrosage grâce au phénomène d’hydrotropisme. Le rendement final et le poids moyen du maïs sont significativement plus élevés pour la variante jumelée (V1) et (V2) par rapport à (V3). Ceci peut indiquer qu’un phénomène de stress a affecté la culture au niveau de l’écartement et s’est répercuté sur ces paramètres. Le gain de production sur le plan quantitatif pour le maïs jumelé a été obtenu au détriment de la productivité de l’écartement (Tableau 1). En général, les résultats obtenus dans cette expérience sont proches de ceux observés avec le maïs en rangs rapprochés. C’est le cas de Pioneer qui a effectué des recherches à grande échelle à la ferme en 2010, comparant les rendements en rangs de 30 pouces (76,2 cm) et en lignes jumelées. D’autres recherches ont également eues lieu dans diverses universités. Les recherches des universités et celles de Pioneer ont montré des rendements semblables entre les lignes jumelées et de 30 pouces (JESCHKE, 2010). Cependant, les résultats entre les sites individuels ont varié (BUEHRING et al. 2003). Les études effectuées dans certains centres de recherche ont trouvé que la réponse moyenne des rendements aux rangs rapprochés était de 2.0 %, alors que la réponse moyenne de rendements aux autres endroits était presque le double (BUTZEN et al. 2008). Des résultats semblables ont été observés dans les études universitaires (LEE, 2006). Les études en lignes jumelées de Pioneer ont montré des résultats légèrement plus favorables dans les sites du Nord des USA pour les lignes jumelées (WIDDICOMBE et al. 2002). Au su de différentes recherches, le peuplement optimal pour les rendements maximaux ne semble pas différer significativement selon l’espacement entre les rangs. Les résultats de ce travail n’indiquent pas le besoin pour les producteurs de passer aux lignes jumelées ou rapprochés afin d’augmenter les taux de semis. Et donc, la valorisation des rationalités et des savoirs scientifiques des producteurs du maïs peut être soutenue par la participation active au processus décisionnel de gestion des rendements.  Les producteurs doivent optimiser le choix des types des techniques et modes d’exploitation en tenant compte des paramètres écologiques, biologiques et socio-économiques. Et donc, le recours à la technique nouvelle (lignes jumelées) présentée dans cette recherche, vient de démontrer les stratégies possibles en vue d'informer et de sensibiliser les populations agricoles, afin qu'elles s'approprient des paquets techniques destinés au développement de leurs terroirs. Les avantages de rendements des rangs rapprochés dans ce travail ne sont pas suffisamment grands, ou constants, pour inciter les producteurs à délaisser les écartements habituels. Aux Etats-Unis d’Amérique, par contre, les résultats de rendements ont tendance à être plus favorables. On croit que l’avantage des rangs rapprochés tel que le présente certaines universités est dû à l’interception de lumière lors des stades de développement de l’épi. En effet, les études ont démontré une corrélation entre l’augmentation d’interception de lumière à la floraison et les rendements de maïs en rangs rapprochés (LEE, 2006). La recherche effectuée à l’université de l’Illinois a trouvé que les lignes jumelées et les rangs plus réduits interceptaient plus la lumière que dans les rangs plus écartés dans les stades végétatifs, mais à partir du stade R2, l’interception de la lumière dans les rangs plus écartés s’était rattrapée. Cet avantage hâtif ne s’est pas traduit par un avantage d’interception de lumière lors du remplissage du grain ni, ultimement, de plus grands rendements (NAFZIGER, 2006).

En ce qui concerne cette recherche, le résultat obtenu ici confirme ceux de RAEMAEKERS cité par NDONA[1] lors de son enseignement en 2015. En effet, RAEMAEKERS confirme que la technique culturale du maïs en lignes jumelées produit plus que la technique conventionnelle en lignes simples. L’interprétation de différents paramètres mesurés conduit en outre à conclure que le rendement de l’expérimentation de maïs QPM sur le sol acide au pH 5,5 est légèrement inférieur au rendement obtenu par l’obtenteur de la variété. Plusieurs facteurs pourraient être à la base de cette baisse, à savoir : Un excès de la pluviométrie pendant la croissance (phase végétative) ; l’acidité du sol ; les ravageurs : l’homme, les animaux domestiques, … ; l’état des semences. L’environnement pourrait donc jouer un rôle et influencer les réponses au rendement des lignes jumelées.

 

CONCLUSION

L’efficacité du type de conduite culturale dépend de l’état de la variété végétale et de l’objectif recherché: la précocité, la quantité de la production. Au terme de cette expérimentation, on peut conclure que la recherche sur les écartements du maïs est complexe. Les résultats sont souvent non concluants et très variables.  Il est utile d’effectuer d’autres travaux en ajustant les écartements entre les lignes de plantation pour optimiser la production en quantité d’un côté et en qualité de l’autre. En plus, une étude technico-économique s’impose pour vérifier l’intérêt des différents modes de conduite.

Néanmoins, cette expérience permet d’entrevoir des perspectives intéressantes dans la production végétale. L’accroissement de la production végétale pourrait être un terrain d’application pour une telle technique.

Cette expérimentation a été réalisée une seule fois et en un seul lieu. Dans des telles conditions, il n’y a pas d’interaction entre lignes et productivité. Cette expérience peut donc être reproduite en d’autres milieux et plusieurs fois chez des agriculteurs utilisant des faibles superficies. Il serait alors important de s’assurer, avant toute mise en culture, des interactions spécifiques entre sol et environnement pour raisonner rendements et la réaction des rendements aux lignes jumelées.

BIBLIOGRAPHIE

1.   BUEHRING, N.W., M.P. HARRISON, et R.R. DOBBS, 2003. Corn response to twin and rangs rapprochés with selected seeding rates. Annual Report 2002 of the North Mississippi Research and Extension Center. Mississippi Agricultural & Forestry Experiment Station Information Bulletin 398:43-49.

2.   BUTZEN, S. et S. PASZKIEWICZ, 2008. Narrow-Row Corn Production – When Does it Increase Yield? Crop Insights18:15.http://www.pioneer.com/home/site/us/agronomy/library/template.content/guid.92 8fd75-1f2d-1d60-f460-e207ff6f2792

3.    JESCHKE, M. 2010. Production du maïs en rangs jumelés. Sciences agronomiques Pioneer. Vision cultures, Vol. 20, N° 15 p 7

4.   LEE, C. D., 2006. Reducing Row Widths to Increase Yield: Why It Does Not Always Work. Online. Crop Management doi:10.1094/CM-2006-0227-04-RV.

5.   NAFZIGER, E. D., 2006. Inter- and Intraplant Competition in Corn. Online. Crop Management doi:10.1094/CM-2006-0227-05-RV.

6.   NELSON, K. A. et R. L. SMOOT. 2009. Twin- and Single Row Corn Production in Northeast Missouri. Online. Crop Management doi: 10.1094/CM-2009-0130-01-RS.

7.   RAEMAEKERS, R., 2001. Agriculture en Afrique tropicale, éd. DGI  (Bruxelles), pp 1634.

8.   SORENSEN, R. B., M. C. Lamb, et C. L. Butts. 2006. Row pattern, plante density, and nitrogen rate effects on corn yield in the southeastern U.S. Online. Crop Management doi: 10.1094/CM-2006-1211-01-RS.

9.   WIDDICOMBE, W. D. et THELEN, K.D., 2002. Row Width and Plant Density Effects on Corn Grain Production in the Northern Corn Belt. Agron. J. 94:1020-1023.



[1]Professeur de phytotechnie spéciale, année académique 2014-2015

LA TOMATE
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                                                                                       201602NRA

Conduite de la tomate (Lycopercicon esculuntum Mill.) en lignes simples et en lignes jumelées en plein champ

 

Roger Ndona Kayamba

 

- Department of Applied Plant Sciences and Plant Biotechnology, Institute of Horticulture and Viticulture,

   University of Natural Resources and Life Sciences Vienna (BOKU), Gregor Mendel Strasse 33, A-1180 

   Vienna, Austria

- Faculté des sciences agronomiques, Département des Sciences de la Nature et de la Vie, Option Phytotechnie, Université de Bandundu (UNIBAND), avenue de l’Université n° 1, B.P. 548 Bandundu, République Démocratique du Congo

- Faculté des sciences agronomiques,, Option Phytotechnie, Université de Kikwit (UNIKIK), Avenue de l'Université N° 4 Place de l'Athénée, B.P. 76 Kikwit, République Démocratique du Congo

 

 

Résumé

Cet article traite d’une technique culturale de la tomate introduite à Bandundu en République Démocratique du Congo.  Il est axé sur la pratique permettant d’avoir une culture saine et d’obtenir un rendement suffisamment constant en plein champ et conduite en lignes jumelées. Il a pour objectif d’améliorer la productivité de la tomate à l’aide d’une fertilisation localisée.

Le matériel expérimental est la variété « Roma ». Le sol sablo-argileux, perméable et de 40 cm de profondeur. La fumure de fond est constituée du fumier bon pour la culture de tomate. La fumure d’entretien a été appliquée à 20, 50, 80 et 100 jours après plantation. Les arrosages en raison de 10l/m2/jour à la plantation, 20l/m2/jour dès la première floraison et 30l/m2/jour par la suite ont été effectués. Le champ était disposé en lignes simples et en lignes jumelées, fertilisée à l’engrais biologique avec des doses simples et des doses doubles. Le dispositif expérimental en Split plot avait trois répétitions et trois traitements. (D1), lignes simples avec simples doses d’application ; (D2), lignes jumelées avec simples doses d’application et (D3), lignes jumelées avec doubles doses d’application. Chaque parcelle portait vingt plants.

Le rendement final est plus performant avec des lignes simples et des simples doses d’application (D2). Le calibre moyen des fruits est significatif en D1. Par contre, les cultures en lignes doubles avec un et double apport d’engrais (D2 et D3), ont donné la meilleure récolte en quantité.

De différents paramètres étudiés, la culture en lignes doubles et simple apport d’engrais, a donné la meilleure récolte en quantité et qualité. L’efficience de l’engrais organique est également meilleure dans le cas des lignes jumelées qui ont reçu de simples doses.

 

Mots clés: Tomate, Fertilisation organique, Technique culturale

 

Abstract

This article deals with a cultural technique of a tomato introduced in Bandundu in Democratic Republic of Congo. It is to be understood as a current practice of having a good crop and having a sufficiently constant result in the middle of the field and conducted in twin row. It has for objective to improve the productivity of tomatoes with the help of targeted fertilization.

The experimental material is the ‘Roma’ variety. The sand-argicilious soil, permeable and 40 cm of depth. The manuring of the bottom is made of good dung for the crop of tomato. The manuring of maintenance has been applied 20, 50, 80 and 100 days after sowing. The watering was done systematically as follows: 10l/m2/a day at the plantation, 20l/m2/a day from the first flowering and 30l/m2 a day after.

The field was arranged in simple and in twin row, fertilized with biological manure with simple doses and double doses. The experimental device in Split plot had three repetitions and three treatements (D1), simple lines with simple doses of application; (D2), twin row with simple doses of application and (D3), twin row with doubles doses of application. Every plot had twenty plants.

The final result has been more efficient with simple lines and simple doses of application (D2). The average caliber of fruit has been significant in D1. Whereas, the crops in twin row with one and double support of manure (D2 and D3) have produced the best harvest in quantity.

 After studying different parameters, the crop in double and simple support of manure has produced the best harvest in quantity and quality. The efficiency of the organic manure has equally been better in the case of the twin rowthat received simple dose.

Key words: tomato, organic fertilization, cultural technique

 


1.      Introduction

En République Démocratique du Congo et notamment dans la province du Kwilu, particulièrement à Bandundu-ville, chef-lieu de celle-ci, la production de la tomate est rare. Présentement, la demande en cette denrée est de plus en plus importante suite à un accroissement démographique rapide, une urbanisation accélérée, une diversification des activités économiques et de changement des habitudes alimentaires.

Deux ménages sur trois à Bandundu consomment de la tomate. Pour couvrir leur demande, l’on devrait réunir les conditions nécessaires ainsi que les techniques culturales appropriées pour assurer qualitativement et quantitativement la demande croissante de la tomate. Une stratégie de production est donc essentielle pour garantir la productivité et la durabilité de cette ressource afin de la mettre à la disposition de la population.

Aux USA, une nouvelle technique de culture se repend comme étant une technique contribuant à la résolution partielle du problème de pénurie de productivité dans le cas du maïs (Butzen et al., 2008). C’est la technique culturale en lignes jumelées. En effet, cette technique est dotée d’une efficience élevée en comparaison avec celle traditionnelle de semis en lignes simples (Buehring et al., 2003). Elle limite les pertes dues aux amendements individuels de maïs par irrigation par exemple et assure une répartition plus homogène dans le temps et dans l’espace (Boujelben et al., 1997). Dans le cas des principales cultures maraîchères, cette technique a permis d’enregistrer des économies en eau et en engrais respectivement pour la pomme de terre, la tomate et le piment (Hamdane, 2001).

A travers le monde, il faut noter que l'implantation en lignes jumeaux (twin row) est de plus en plus testée pour savoir si celle-ci permet l'augmentation potentielle de la productivité. En effet, plusieurs recherches dans des universités américaines ont montré des rendements semblables entre les lignes jumelées et les lignes simples (c’est-à-dire, pas des différences significatives); cependant, les résultats de cette technique entre les sites individuels ont varié (Buehring et al., 2003 ; Sorensen et al., 2006). Autant la raison que la recherche suggèrent qu’un espacement parfaitement équidistant entre les plantes est idéal pour optimiser la lumière, l’eau et les nutriments en vue d’une bonne productivité. Cette technique culturale limite donc certaines pertes et assure une répartition plus homogène dans l’espace (Coulter, 2009).

La plantation de la tomate en lignes jumelées dans la ville de Bandundu est dans sa phase expérimentale grâce aux recherches du centre de recherche NutriCong. Boujelben et Grini (1997) ont montré qu’une culture de tomate conduite en lignes jumelées a engendré une productivité de 50% par rapport aux lignes simples. Nelson et Smoot (2009) ont cependant constaté de faibles chutes de rendement du maïs suite à l’utilisation des lignes jumelées par rapport aux lignes simplesQu’en est-il de la tomate conduite en lignes simples et en lignes jumelées? La combinaison de la fertilisation organique localisée avec la plantation en lignes jumelées peut-elle montrée un avantage de rendement global des lignes jumelés sur les lignes simples sans toutefois porter atteinte à la qualité de la production ? Quel est le comportement de la tomate vis-à-vis de ce mode de conduite ?

Pour répondre à ces questions, un essai expérimental a été réalisé pour comparer les effets de l’utilisation des lignes simples et des lignes jumelées, avec des doses d’engrais organiques simples et doubles apportées par la technique localisée sur les paramètres agronomiques de la tomate en plein champ et permettrait d’établir l’efficacité de la nouvelle technique avec l’utilisation de l’engrais organique correspondante.

2. Matériel et méthodes

2.1 Description du site expérimental

Cet essai a été réalisé dans la parcelle expérimentale du centre de recherche de NutriCong situé dans la banlieue-est de la ville de Bandundu en RDC sur la culture de la tomate (Lycopercicon esculuntum Mill.) en plein champ.

2.2 Matériel végétal utilisé

Le matériel expérimental utilisé est la variété « Roma » dont les graines sont considérées comme des germes biologiques selon l’entreprise « Austrosaat ». D’après cette firme (Austrosaat 2014), il s’agit de la variété à port érigé avec une tendance fortement ramifiée, très productive, à maturité moyennement précoce et à longue période de conditionnement. Les fruits plats-ronds sont fermes et atteignent un poids moyen de 80-120 g. Ils sont ce que l’on appelle des fruits de variétés claires. Cette variété exige un sol de bonne structure, riche en substances organiques et en activités biologiques élevées, pour l’obtention de la qualité et d’un bon rendement.

Le sol est sablo-argileux, perméable. Sa densité apparente sur une profondeur de 40 cm est déterminée par diagnostique visuel. Les plantes sont robustes et de grandes tailles, avec une bonne infiltration et une présence de verres de terre.  Le précédent cultural était une culture de manioc. La fumure de fond est constituée de l’humus composté par les étudiants à l’université de Bandundu (UNIBAND). Les taux d’humidité moyen de 75 % et 25 % de matière sèche avec 3,75kg/t d’N, 2,5kg/t de P et 5kg/t de K pour un C/N de 30, a été considéré comme bon pour la culture de tomate. La fumure d’entretien également organique est appliquée sous forme d’engrais solubles au cours des arrosages. Les macroéléments et microéléments sont apportés selon les équilibres (6-3-6) suivant les modalités ci-après: 20% 20 jours après plantation, 25% 50 jours après plantation, 25% 80 jours après plantation et 10% 100 jours après plantation. Les microéléments sont constitués du Cu, Fe, Mn, Mo et Zn.

La plantation a eu lieu le 5 avril 2014 avec des distances de plantation en lignes simples de 0,4 m x 0,9 m. Pour les lignes jumelées, les écartements sur la ligne et entre les deux lignes jumelées sont de 0,4 m; les interlignes sont de 1,4 m (Figure 1).

Les travaux d’entretien ont consisté à la conduite sur 3 branches et suppression des rameaux de la base pour aérer les plantes, à l’élimination des vieilles feuilles de la base des plants, au désherbage manuel. Aucun traitement antiparasitaire n’a été effectué compte tenu du caractère biologique de la culture. La conduite culturale a été arrêtée à la fin du mois d’août 2014. Les arrosages journaliers se faisaient manuellement en raison de 10l/m2/jour à la plantation, 20l/m2/jour dès la première floraison et 30l/m2/jour par la suite en fonction notamment du développement foliaire.

2.3 Paramètres observés

Le poids moyen de fruit, le nombre total moyen de fruits/plant, le calibre moyen de fruit ainsi que le rendement ont été observés.

2.4 Dispositif expérimental et analyse statistique des données

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Figure 1: Disposition des lignes de plantation ;

Les lignes vertes au centre symbolisent les plantes sur lesquelles les mesures ont été prises.

Le dispositif expérimental adopté est le Split plot avec trois répétitions et trois traitements: simples lignes de plantation avec simples doses d’application (D1), lignes jumelées avec simples doses d’application (D2) et lignes jumelées avec doubles doses d’application (D3) (Figure 1). Chaque parcelle élémentaire est formée de vingt plants. Les mesures sont effectuées sur les six plants du milieu uniquement pour éviter les effets de bordure. Les paramètres étudiés sont: le poids moyen du fruit, le nombre des fruits par plant, le calibre du fruit, la croissance et le rendement. Les résultats ont été analysés grâce au logiciel statistique SPSS version 20 et les moyennes obtenues grâce à ANOVA et comparées pour la signification statistique par la méthode de la plus petite différence significative de Tukey à 0,05.

Résultats

Tableau 1 : Comparaison des moyennes des différents  paramètres par le test de la plus petite différence

significative

Traitement

Poids moyen du fruit (g)

Nombre total moyen de fruits/plant

Calibre moyen du fruit (cm)

Rendement (g)

D1

20c

8b

19a

1800b

D2

17 c

10a

16b

2000a

D3

18 c

9a

13c

1400c

(a), (b), (c): Les moyennes de la même colonne suivies de la même lettre ne sont pas significativement

différentes entre elles au seuil de 0,05.

 

Figure 2 : Moyenne de la croissance des plantes en vingt jours

Discussions

La conduite en lignes simples et lignes jumelées a été effectuée en plein champ et a été suivie au niveau  du poids moyen du fruit, du nombre des fruits par plant, du calibre des fruits, de la croissance et du rendement sur une variété de tomate. Cette conduite a permis de détecter un effet traitement hautement significatif se rapportant sur le nombre des fruits, le calibre du fruit et le rendement.

Par ailleurs, les résultats indiquent que le calibre moyen du fruit est plus élevé pour D1 (19 cm) et D2 (16 cm). Par contre, il est plus faible pour D3 (13 cm)  (Tableau 1).

La moyenne de poids est similaire pour deux doses de traitements, respectivement 17g et 18g sauf pour la dose D1qui a enregistrée une masse légèrement plus élevée  (20g) mais est loin en deçà de  la moyenne de la tomate d’origine (Roma, 80-120 g) (tableau 1). Concernant le poids moyen du fruit, il s’est avéré qu’il est le plus élevé pour D1 et faible pour D2. L’analyse statistique par contre ne montre aucune différence significative de trois traitements par rapport aux lignes simples et jumelés (Tableau 1).

Le nombre total de fruits par plant varie selon les traitements et la technique culturale. Il est légèrement élevé pour D2 (10 fruits) et faible pour D1 (8 fruits). Il est statistiquement  similaire (c’est-à-dire significatif) pour D2 et D3 (Tableau 1). Selon l’obtenteur (Austrosaat) la variété (Roma) prise en compte dans cette recherche est une variété très productive. Ainsi, cette variété aurait l’effet d’inadaptabilité dans le milieu tropicale c’est pourquoi cette moindre performance à Bandundu.

Le rendement final moyen est significativement plus élevé pour D2 (2000 g) et D1 (1800 g) par rapport à D3 (1400 g) (Tableau 1). Ceci rencontre l’affirmation de Boujelben et Grini (1997) qui ont montré qu’une culture de tomate conduite en lignes jumelées a engendré une productivité de 50% par rapport aux lignes simples. Ça veut dire que les principes de facteurs limitant ont eu raison sur la culture au niveau de D3 et se sont répercuté sur ce paramètre. Le gain de production sur le plan quantitatif pour D2 a été obtenu au détriment de la productivité de l’engrais administré (Tableau 1). En effet, l’efficacité d’utilisation de l’engrais biologique la plus élevée est au niveau de D2 avec 2000 g de tomate par plant et la plus faible est au niveau de D3 avec 1400 g de tomate par plant. Celle au niveau de D1 est de 400 g plus élevée que D3 (Tableau 1). Bien que les quantités d’engrais administrées par plant au niveau de D1 et D2 soient égales, il paraît que les plants de tomate ont mieux valorisé l’engrais dans le second cas (D2) (Figure 2).

La croissance des plantes en hauteur est proportionnelle à la dose d’engrais administrée aux trois formes de plantation de la tomate avec une évolution nettement significative de D3 (Figure 2). Ceci peut être dû à l’excès de l’N dans le sol car, deux doses signifient 2 fois 2,5kg d’N/t (voir plus haut). Or, son excès provoque un désordre alimentaire, une croissance vigoureuse de la plante et une diminution de la production des fruits. Ceci peut se justifier au niveau du rendement. En effet, lorsqu’on compare le tableau 1 de la figure 2, on constate la diminution de la production par rapport à la croissance. Les plantes de D3 crurent jusqu’à 130 cm et ne produisirent que 1400g contrairement à celles de D2 qui crurent à 60 cm de hauteur et eurent 2000g de tomate.

Il ressort de ces résultats que D3 avec ses lignes jumelées est relativement limité par rapport aux deux autres traitements (D 1 et D2) et notamment en ce qui concerne le rendement. Les écrits renseignent pourtant que la culture en lignes jumelées a attiré l’attention comme façon de potentiellement augmenter les rendements tout en évitant certaines difficultés et coûts de transition aux lignes rapprochées (Buehring et al., 2003). D’autres auteurs par contre comme Nelson et Smoot (2009) constatent de faibles chutes de rendement à l’utilisation des lignes jumelées par rapport aux lignes simples. Ceci dit, les  résultats  de  rendements des lignes jumelées varient d’un  environnement à l’autre.

Aussi, à Bandundu l’imperfection de D3 peut-être expliqué par l’excès de certains nutriments suite à l’application du double dose d’engrais dans le sol. En effet, la loi du minimum, énonce que chaque élément de croissance  (N, P, K, Fe, Mg…) peut avec son intensité propre (facteur d'efficacité) contribuer à augmenter le rendement. Toutefois, compte tenu du fait qu'on s'approche de la limite du rendement maximal, le gain supplémentaire de rendement est, par comparaison, nettement plus réduit. Dans le cas de la présente étude, les plantes de tomate ont utilisées doublement les éléments de croissance présents pour leur développement d'une façon d'autant plus exagérée qu’il se serait produit un antagonisme entre les autres éléments qui ont ainsi inhibé la production optimales. Ceci pourrait être expliqué par le fait que pour la tomate, un excès de phosphore par exemple peut interférer sur la disponibilité́ et la stabilité́ du cuivre et du zinc. Un excès de potassium pouvant aggraver l’assimilation du magnésium, du manganèse, du zinc et du fer et affecter l’assimilation du calcium et ainsi provoquer une baisse de rendement. Tel est aussi l’avis de Sorensen et al (Sorensen et al., 2006.).

Conclusion

La grande quantité de recherche sur les écartements des lignes de culture a montré encore et encore que c’est une question très complexe avec de nombreux facteurs interagissant. Les résultats de rendements ont souvent été non concluants et très variables entre les environnements, rendant difficile de déterminer la meilleure solution. Il en va de même pour la tomate en lignes jumelées. Nos recherches  en  matière  de  lignes  jumelées que nous effectuons depuis 2014 confirment  les  mêmes  conclusions générales que celles d’autres chercheurs,  sur la tomate en lignes jumelées.

Les résultats de la présente conduite de tomate s’ajoutent aux nombreuses recherches qui ont montré des rendements semblables des lignes jumelées mais avec des résultats variés. D’autres travaux d’ajustement des écartements entre les lignes de plantation sont nécessaires pour vérifier l’intérêt des différents modes de conduite.



 

Bibliographie

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2.      Boujelben A. & Grini N., 1997. L’irrigation à la raie: utilisation des lignes jumelées pour une meilleure économie en eau. In: International conference on water management, salinity and pollution control towards sustainable irrigation. In: Mediterranean region. 22-26/9/1997, Valenzano (Barry), Italy. Vol. 3, 149-160.5.

3.      Boujelben A. & Grini N., 1997. L’irrigation à la raie: utilisation des lignes jumelées pour une meilleure économie en eau. In: International conference on water management, salinity and pollution control towards sustainable irrigation. In: Mediterranean region. 22-26/9/1997, Valenzano (Barry), Italy. Vol. 3, 149-160.

4.      Buehring, N.W., M.P. Harrison, et R.R. Dobbs., 2003. Corn response to twin and rangs rapprochés with selected seeding rates. Annual Report 2002 of the North Mississippi Research and Extension Center. Mississippi Agricultural & Forestry Experiment Station Information Bulletin 398:43-49.p.

5.      Butzen, S. et S. Paszkiewicz. 2008. Narrow-Row Corn Production – When Does it Increase Yield ? Crop Insights 18:15. http://www.pioneer.com/home/site/us/agronomy/library/template.content/guid.9248fd75-1f2d-1d60-f460-e207ff6f2792

6.      Chaillou et Lamaze. 1997. Nutrition ammoniacale des plantes. In « Assimilation de l’azote chez les plantes ». (J.F. Morot-Gaudry. Ed.). 67-83

7.      Coulter, J. A., 2009. Optimum plante population for corn in Minnesota. Online. Offert à www.extension.umn.edu/ distribution/cropsystèmes/M1244.html U. of Minn., St. Paul.

8.      Hamdane A., 2001. Les ressources naturelles: évaluation des programmes nationaux de l’économie en eau d’irrigation, Revue de l’agriculture N° 50, 15-22.

9.      Jobin, P. et Forand, G., 1993. Le bilan nutritif, une approche écologique de la gestion des éléments nutritifs sur la ferme. 1993. Publié dans Essais d’observations à la ferme. Rapport technique 1993. Centre de développement d’agrobiologie. p. 5 -17.

10.  Nelson, K. A. et R. L. Smoot., 2009. Twin- and Single Row Corn Production in Northeast Missouri. Online. Crop Management doi: 10.1094/CM-2009-0130-01-RS.

11.  Sorensen, R. B., M. C. Lamb, et C. L. Butts., 2006. Row pattern, plante density, and nitrogen rate effects on corn yield in the southeastern U.S. Online. Crop Management doi:10.1094/CM-2006-1211-01-RS.

 

© UNIBAND, la dernière mise à jour,17 octobre 2017